Jeudi 14 juin 2007
Suite à de nombreux débats sur tout et rien concernant la sexualité, je fais un constat assez alarmant sur l’image que notre société actuelle (de bons occidentaux gras et polluants) véhicule d’elle et qui se veut toujours plus libérale et individualiste.
Celle qui nous hurle de tous côtés : « Il FAUT éprouver du plaisir, allez-y, maintenant JOUISSEZ ! Ah moi j’ai trois orgasmes en même temps, et tiens l’autre nuit j’en ai eu 7 d’affilée, on a battu notre record...» est celle aussi qui nous a dit, durant toute notre belle enfance « VIH ! CONTRACEPTION ! HYGIENE ! SALOPE ! MAIS TOUT LE MONDE LE FAIT ! T’AS PAS L’ÂGE ! Et tiens-toi droite à table ! ».
D’une chose secrète, pas « propre », risquée et de devoir conjugal, nous en sommes passés à une obligation de jouir, de performance, de résultat et de « Attention, petite brebis, si ta sexualité ne se porte pas bien, ton couple se crashera la gueule ! Allez, hop thérapie !».
Passons sur les conséquences, elles me dépriment trop là, néanmoins, je tiens à rendre hommage ici à toutes ces femmes (et hommes) qui en pâtissent.
Passons également sur le thème des connaissances actuelles enrichies par les travaux et les recherches qui se sont considérablement multipliés depuis les dernières générations. Oui, c’est très bien, les femmes en ont « une » plus grande que les mecs mais après, hein ? Heing ? On en fait quoi ? On jouit ? Il est où le mode d’emploi ? Je jouis comme il faut là ? De là où il faut ou plus par là ? Ah, y’a pas de petit manuel de la jouissance ? Il faut... être en confiance ? Connaître son corps ? Blablablabla.
Là où je plante un doigt rageur (rds) c’est sur notre éducation sexuelle qui, à ce jour, ne vaut rien ou plutôt fait de nous des êtres aux valeurs étriquées, bien emmurées dans un espace de quarantaine aseptisé de recommandations hygiéniques (qu’en soi je ne contredis pas, ni ne blâme mais au contraire, encourage. Là n'est pas le problème.) et de modalités en tout genre, aspect religieux en ce compris.
C’est quoi ?
Ce sont les parents qui ont une approche non culpabilisante, dans des termes de respect, de plaisir et bien plus enrichissante que « Maintenant que tu es réglée ma fille, va pas te frotter n’importe où hein. Tu mets des capotes au moins ? T’as la chtouille ? Assume ! ». Qui t’expliquent que tu as un vagin pour éprouver du plaisir et non une fente à bien laver s’il te plaît au bain, tu sais bien, celle par où sortent les BEBES.
Mais ce sont aussi des relais dans les écoles autres que de simples pré-requis concernant uniquement la contraception et les risques MST sans oublier certains discours insensés sur l’abstinence, car oui, ça existe encore.
Ou encore, des relais dans les médias et le monde culturel qui, eux commencent à hurler à l’orgasme à tout va en transformant toute cette tambouille trop surie à leur goût en culte pronombriliste du : « Nous DEVONS jouir hygiéniquement pour notre bien-être sinon vous êtes bons pour la thérapie. ».
Parce que, non, ne rêvez pas, nous en sommes encore loin du réel épanouissement de la sexualité de l’individu dans toute sa splendeur.
Et si nous faisons l’amour simplement parce que nous en avons envie (Non gamin, tu lâches la dame, elle n’en a pas envie là)?
Celle qui nous hurle de tous côtés : « Il FAUT éprouver du plaisir, allez-y, maintenant JOUISSEZ ! Ah moi j’ai trois orgasmes en même temps, et tiens l’autre nuit j’en ai eu 7 d’affilée, on a battu notre record...» est celle aussi qui nous a dit, durant toute notre belle enfance « VIH ! CONTRACEPTION ! HYGIENE ! SALOPE ! MAIS TOUT LE MONDE LE FAIT ! T’AS PAS L’ÂGE ! Et tiens-toi droite à table ! ».
D’une chose secrète, pas « propre », risquée et de devoir conjugal, nous en sommes passés à une obligation de jouir, de performance, de résultat et de « Attention, petite brebis, si ta sexualité ne se porte pas bien, ton couple se crashera la gueule ! Allez, hop thérapie !».
Passons sur les conséquences, elles me dépriment trop là, néanmoins, je tiens à rendre hommage ici à toutes ces femmes (et hommes) qui en pâtissent.
Passons également sur le thème des connaissances actuelles enrichies par les travaux et les recherches qui se sont considérablement multipliés depuis les dernières générations. Oui, c’est très bien, les femmes en ont « une » plus grande que les mecs mais après, hein ? Heing ? On en fait quoi ? On jouit ? Il est où le mode d’emploi ? Je jouis comme il faut là ? De là où il faut ou plus par là ? Ah, y’a pas de petit manuel de la jouissance ? Il faut... être en confiance ? Connaître son corps ? Blablablabla.
Là où je plante un doigt rageur (rds) c’est sur notre éducation sexuelle qui, à ce jour, ne vaut rien ou plutôt fait de nous des êtres aux valeurs étriquées, bien emmurées dans un espace de quarantaine aseptisé de recommandations hygiéniques (qu’en soi je ne contredis pas, ni ne blâme mais au contraire, encourage. Là n'est pas le problème.) et de modalités en tout genre, aspect religieux en ce compris.
C’est quoi ?
Ce sont les parents qui ont une approche non culpabilisante, dans des termes de respect, de plaisir et bien plus enrichissante que « Maintenant que tu es réglée ma fille, va pas te frotter n’importe où hein. Tu mets des capotes au moins ? T’as la chtouille ? Assume ! ». Qui t’expliquent que tu as un vagin pour éprouver du plaisir et non une fente à bien laver s’il te plaît au bain, tu sais bien, celle par où sortent les BEBES.
Mais ce sont aussi des relais dans les écoles autres que de simples pré-requis concernant uniquement la contraception et les risques MST sans oublier certains discours insensés sur l’abstinence, car oui, ça existe encore.
Ou encore, des relais dans les médias et le monde culturel qui, eux commencent à hurler à l’orgasme à tout va en transformant toute cette tambouille trop surie à leur goût en culte pronombriliste du : « Nous DEVONS jouir hygiéniquement pour notre bien-être sinon vous êtes bons pour la thérapie. ».
Parce que, non, ne rêvez pas, nous en sommes encore loin du réel épanouissement de la sexualité de l’individu dans toute sa splendeur.
Et si nous faisons l’amour simplement parce que nous en avons envie (Non gamin, tu lâches la dame, elle n’en a pas envie là)?
par Jessy
publié dans :
Rebelles
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