Bienvenue... Par Minou.

Dimanche 11 novembre 2007
Voici 9 mois que nos amoureux préférés roucoulent joyeusement à travers monde réel et toile virtuelle, France et Angleterre... 9 mois qu'ils nous font rêver avec leur amour passionnel et pourtant plein de tendresse!

Parce qu'ils se sont rencontrés par l'intermédiaire du Club des Chattes en String et de son forum, je me sens tout particulièrement émue de cette rencontre et de ses belles conséquences! Ces 9 mois sont symboliques bien évidemment, puisqu'il en faut tout autant pour créer une petite vie et qu'eux s'en sont crée une de très jolie, de petite vie... à deux.

Je vous souhaite Ness et Aurelien, tout plein de bonheur à venir, de courage dans les épreuves aussi puisque ne rêvons pas, l'amour n'est pas toujours rouge passion et que vous aurez besoin de toutes vos forces pour ne pas vous perdre de vue au fil du temps. Mais vous avez toute ma confiance et toute mon admiration car votre histoire était loin d'être évidente et pourtant...



Bravo à vous et longue vie à votre amour!

(Je précise aux visiteurs inopinés que le CCS et son forum ne sont en aucun cas des sites de rencontres!)
par Jennifer publié dans : Messages persos
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Dimanche 28 octobre 2007

Le CHIBRES n'est pas mort...
on pourrait croire pourtant qu'avec la paralysie momentanée de son blog, Monsieur Le Chien soit en manque de sympathisants mais il n'en est rien! Restons donc vigilent(e)s! Et comme le CCS ne vaincra que grâce à ses arguments et sa persévérance, je vous invite à aller informer ce jeune fou de ses erreurs!

Le Bloug de Sollex


Lecteurs, si vous êtes informés d'autres tentatives de désinformation ou de soutien de la part du CHIBRES, pensez à m'en faire part afin que le CCS passe à l'attaque!
par Jennifer publié dans : CCS vs Chibres
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Mercredi 24 octobre 2007
A force de lire et d’entendre des petites phrases qui  commencent par « Je ne suis pas féministe mais… » je me suis demandée pourquoi tant de femmes avaient tellement peur de passer pour des féministes. Qu’est ce qui se cache derrière ce mot susceptible de leur faire honte ? Parce que j’entends leur « je ne suis pas féministe mais… » un peu comme on entend encore parfois se justifier des « je ne suis pas raciste mais… Mais quoi ?! Est-ce que le terme « Féministe » est devenu péjoratif à ce point-là ?!

Le terme est devenu radical pour la plupart d’entre nous, excessif, extrémiste même ? En en discutant avec des copines « pas féministes mais », je vois que le féminisme leur semble dépassé. On a plus besoin de faire brûler nos soutifs dans la rue, l’oppression des femmes c’est fini et puis les hommes ne sont plus aussi machos qu’avant (plus « aussi » !) et on peut faire carrière. Oui, mais à quel prix ?

Si donc la plupart de mes copines sont satisfaites de leur sort, tant mieux. A bas les féministes qui nous rappellent une époque que l’on préférerait oublier ! Et tant pis si en réalité, non, nous ne sommes pas encore égales en droit et en liberté. Etre Féministe aujourd’hui, c’est avant tout être Humaniste. Et de ces humains qui souffrent le plus, il se trouve que les femmes et les enfants constituent la majorité des victimes. Parce que dans bien des pays, elles souffrent de ce que les hommes leur font encore subir.  Et comme je ne pense pas que quiconque puisse me contredire* alors situons plutôt ce débat ici, en France où nous sommes si chanceuses !

Du point de vue professionnel, (rappelons que les filles réussissent généralement mieux leurs études que les garçons) il est établi malgré les progrès qui ont été fait ces dernières années qu’à poste égal, un homme gagne encore plus qu’une femme. Que les pères, « chefs » de famille, qui travaillent restent avantagés par rapport aux femmes qui voient leur carrière compromise même quand elles ne prennent pas de congé parental. Pour s’adapter, celles-ci doivent accepter de se plier aux mêmes disponibilités que les hommes, ce qui est incompatible avec une vie de famille épanouie. Certains diront qu’il faut choisir, je répondrai que c’est bien dommage… d’autres penseront aussi que si les femmes restaient à la maison pour s’occuper des enfants, il y aurait moins de chômage et moins de jeunes délinquants mais là je m’abstiendrai de faire le moindre commentaire, parce qu’à force de me chercher, on va me trouver !

Dans l’éducation, et en tant que maman, j’en suis la première désolée mais les stéréotypes sont toujours là. On demande davantage aux petites filles qu’aux garçons du même âge. Ce qui explique que pour les tâches domestiques, ce sont encore les femmes qui s’y collent ! Existerait-il chez nous un gène du ménage ?! Bigre, j’avais déjà du mal à trouver mon point G ! Mais il faut se rendre à l’évidence et vous le constaterez par vous-même si vous observez votre entourage si ce n’est pas le cas chez vous : les hommes sont des branleurs ! Bon pas tous hein, on ne généralise pas non plus, par exemple le mien a été elevé comme il faut!

Et qu’on arrête aussi de dire aux petits garçons qui pleurent « fais pas ta fille » ! Si, si, je l’ai entendu par les mères elles-mêmes ! Et qu’on empêche pas non plus nos gamines de jouer aux petites voitures ou de faire la bagarre si on ne l’interdit pas plus à nos garçons ! Et puis savoir bricoler et changer une roue, c’est drôlement pratique au quotidien. Une fille qui n’aime pas les robes et qui préfère jouer au foot ne sera pas forcément une lesbienne et n’est certainement pas un garçon « manqué » ! Et puis quoi encore !

Question éducation toujours, qu’on dispense enfin à nos ados mâles des conseils sur la contraception ! Le préservatif c’est bien mais un jour mon fils, tu devras demander à ta copine si elle prend bien sa pilule puisque pour le moment la pilule masculine n’existe pas et que si « un accident » arrive, vous serez deux à devoir le gérer. A ce propos, l’avortement est légal certes mais celles qui ont dû en passer par là savent le calvaire que c’est de trouver une place dans un hôpital. Car les médecins rechignent toujours à la besogne, il ne suffit pas de décréter des lois, encore faut-il réussir à les faire appliquer.

Toujours dans le même sujet, il faudrait que les pères cessent d’encenser leurs fils en applaudissant à chaque conquête ramenée à la maison alors que dans le même temps ils stigmatisent les sorties de leurs filles. On pourrait en dire beaucoup aussi sur ceux qui considèrent que si leurs filles se font harcelées dans la rue, c’est qu’elles n’avaient qu’à pas s’habiller comme ça d’abord ! (Pareil pour ceux qui pensent qu’un homme qui multiplie les aventures est un vrai Don Juan tandis que la femme qui en fait autant est juste une salope… mince alors, qu’est devenue la libération sexuelle ?!!)

En matière de fringues, on doit l’avouer, nous avons bien plus de choix que les hommes, suffit de voir les boutiques qui nous sont consacrées ! Mais si c’est pour nous interdire de porter nos vêtements parce qu’on est trop provoc’ dedans, à quoi sert la mode ? Ou alors, il faut nous voiler nous aussi plutôt que d’éduquer les hommes, et cela dès l’adolescence. Parce que non, les hommes ne sont pas tous des bêtes en rut incapables de se contrôler, les vrais eux savent admirer une jolie femme sans baver dessus. Mais aussi, si l’image de la femme n’était pas si cantonnée dans les médias, en serait-on là ? Femme-objet-sexuel pour faire vendre ou ménagère-de-moins-de cinquante ans, la pub nous stigmatise tout le temps.

Pourtant, si la ménagère représente la principale cible des publicitaires, dès qu’il s’agit de services en rapport direct avec l’argent, on s’adresse plutôt à Monsieur. Pour exemple, depuis que j’ai rallié mon compagnon sur mon compte, quand la banque appelle désormais, elle me demande toujours de bien vouloir lui passer Monsieur ! Pareil quand il a fallu acheter un  nouvel ordi, les vendeurs ont d’abord discuté avec Monsieur avant de comprendre que mon avis importait aussi ! Les mentalités changent, c’est vrai mais faut réussir à garder le moral en attendant !

Pour autant, il n’est pas question de « victimiser » les femmes en général. Nous sommes responsables de notre propre destin. Si je ne peux pas faire bouger les choses à l’échelle mondiale, je peux au moins me faire respecter chez moi. Chez les autres aussi d’ailleurs, y’a pas de raison ! Je peux me regarder dans la glace et ne blâmer personne d’autre que moi si ma vie ne me plaît pas. Ma grand-mère a décidé de passer son permis pour être indépendante. Ce n’était pas de sa part un acte militant mais c’était féministe pour l’époque. Ma mère est entrée à l’Armée où elle a dû essuyé bien des préjugés : militaire mais pas militante, elle était de toute façon féministe ! Moi, jeune fille, je n’ai pas attendu qu’un homme me fasse vivre, ni me fasse jouir : j’ai appris d’abord à connaître mon corps avant de confier une responsabilité pareille à un autre ! Je n’attends pas non plus qu’un homme décide de me laisser sa place dans le bus alors qu’il voit très bien que je suis enceinte de 6 mois, je lui demande poliment mais fermement de se bouger les fesses. Et si un homme se permet de me tripoter dans les transports communs sous prétexte que c’est bondé, je ne culpabilise pas pendant trois jours de n’avoir rien osé dire parce que je l’ai dit, tellement haut et tellement fort qu’il n’est sûrement pas prêt de recommencer! Mais si un homme me siffle, je ne porte pas plainte contre harcèlement ! Je le prends comme un compliment sauf s’il décide de rajouter que je suis « bonne » ! Nous ne sommes pas des hystériques bon sang, juste des femmes bien décidées à ne pas se laisser intimider!

Le féminisme, c’est au quotidien qu’il se vit. Et dans ce même terme, plusieurs mouvements s’opposent. A chacune de trouver celui qui lui correspond le mieux. Mais refuser d’être apparentée « féministe » sous prétexte que le terme a souvent été utilisé aux dépens  des femmes elles-mêmes, c’est faire le jeu de ceux qui voudraient nous faire croire que le débat n’existe plus ! D’hommes qui préfèrent nous railler pour mieux nous infantiliser ! Se constituer prisonnière d’un système qui n’a pas été conçu ni pour ni par Nous.

De celles qui déclarent « ne pas être féministe », j’aimerais savoir ce qu’elles sont au juste ? Conservatrices ? Nostalgiques d’un temps où les hommes décidaient à notre place ? Est ce qu'on imagine encore qu'une féministe est une femme qui n'aime pas les hommes?! Moi qui les adore, j'aimerais expliquer qu'une féministe n'est ni une lesbienne ni une frustrée par définition quoi que les lesbiennes et les frustrées aient parfaitement le droit d'être féministe sans que ça ait quoi que ce soit à voir avec ce domaine de leur vie privée! mais c'est un autre débat que je m'abstiendrai de poursuivre ici.

Pensons-nous encore que « le combat  des féministes » se borne à monter les femmes contre les hommes ? Que les féministes auront « gagné » quand les hommes s’avoueront vaincus ? Il s’agit simplement de faire changer une société basée sur le patriarcat depuis toujours. Et de leurs privilèges, certains hommes ne sont pas prêts à renoncer ! Ils détiennent encore le pouvoir dans nos sociétés occidentalisées, il ne s’agit pas de leur arracher mais de les forcer à mieux le partager !

Voilà ce pourquoi je suis féministe et pourquoi je n’ai pas honte de le dire !

 

 

 * Sinon, lire Le Livre Noir de la Condition des Femmes dirigé par Christine Ockrent.

par Jennifer publié dans : Rebelles
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La vie est le long parcours qui nous rapproche de nous-même.

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