Bienvenue... Par Minou.

Mercredi 24 octobre 2007
A force de lire et d’entendre des petites phrases qui  commencent par « Je ne suis pas féministe mais… » je me suis demandée pourquoi tant de femmes avaient tellement peur de passer pour des féministes. Qu’est ce qui se cache derrière ce mot susceptible de leur faire honte ? Parce que j’entends leur « je ne suis pas féministe mais… » un peu comme on entend encore parfois se justifier des « je ne suis pas raciste mais… Mais quoi ?! Est-ce que le terme « Féministe » est devenu péjoratif à ce point-là ?!

Le terme est devenu radical pour la plupart d’entre nous, excessif, extrémiste même ? En en discutant avec des copines « pas féministes mais », je vois que le féminisme leur semble dépassé. On a plus besoin de faire brûler nos soutifs dans la rue, l’oppression des femmes c’est fini et puis les hommes ne sont plus aussi machos qu’avant (plus « aussi » !) et on peut faire carrière. Oui, mais à quel prix ?

Si donc la plupart de mes copines sont satisfaites de leur sort, tant mieux. A bas les féministes qui nous rappellent une époque que l’on préférerait oublier ! Et tant pis si en réalité, non, nous ne sommes pas encore égales en droit et en liberté. Etre Féministe aujourd’hui, c’est avant tout être Humaniste. Et de ces humains qui souffrent le plus, il se trouve que les femmes et les enfants constituent la majorité des victimes. Parce que dans bien des pays, elles souffrent de ce que les hommes leur font encore subir.  Et comme je ne pense pas que quiconque puisse me contredire* alors situons plutôt ce débat ici, en France où nous sommes si chanceuses !

Du point de vue professionnel, (rappelons que les filles réussissent généralement mieux leurs études que les garçons) il est établi malgré les progrès qui ont été fait ces dernières années qu’à poste égal, un homme gagne encore plus qu’une femme. Que les pères, « chefs » de famille, qui travaillent restent avantagés par rapport aux femmes qui voient leur carrière compromise même quand elles ne prennent pas de congé parental. Pour s’adapter, celles-ci doivent accepter de se plier aux mêmes disponibilités que les hommes, ce qui est incompatible avec une vie de famille épanouie. Certains diront qu’il faut choisir, je répondrai que c’est bien dommage… d’autres penseront aussi que si les femmes restaient à la maison pour s’occuper des enfants, il y aurait moins de chômage et moins de jeunes délinquants mais là je m’abstiendrai de faire le moindre commentaire, parce qu’à force de me chercher, on va me trouver !

Dans l’éducation, et en tant que maman, j’en suis la première désolée mais les stéréotypes sont toujours là. On demande davantage aux petites filles qu’aux garçons du même âge. Ce qui explique que pour les tâches domestiques, ce sont encore les femmes qui s’y collent ! Existerait-il chez nous un gène du ménage ?! Bigre, j’avais déjà du mal à trouver mon point G ! Mais il faut se rendre à l’évidence et vous le constaterez par vous-même si vous observez votre entourage si ce n’est pas le cas chez vous : les hommes sont des branleurs ! Bon pas tous hein, on ne généralise pas non plus, par exemple le mien a été elevé comme il faut!

Et qu’on arrête aussi de dire aux petits garçons qui pleurent « fais pas ta fille » ! Si, si, je l’ai entendu par les mères elles-mêmes ! Et qu’on empêche pas non plus nos gamines de jouer aux petites voitures ou de faire la bagarre si on ne l’interdit pas plus à nos garçons ! Et puis savoir bricoler et changer une roue, c’est drôlement pratique au quotidien. Une fille qui n’aime pas les robes et qui préfère jouer au foot ne sera pas forcément une lesbienne et n’est certainement pas un garçon « manqué » ! Et puis quoi encore !

Question éducation toujours, qu’on dispense enfin à nos ados mâles des conseils sur la contraception ! Le préservatif c’est bien mais un jour mon fils, tu devras demander à ta copine si elle prend bien sa pilule puisque pour le moment la pilule masculine n’existe pas et que si « un accident » arrive, vous serez deux à devoir le gérer. A ce propos, l’avortement est légal certes mais celles qui ont dû en passer par là savent le calvaire que c’est de trouver une place dans un hôpital. Car les médecins rechignent toujours à la besogne, il ne suffit pas de décréter des lois, encore faut-il réussir à les faire appliquer.

Toujours dans le même sujet, il faudrait que les pères cessent d’encenser leurs fils en applaudissant à chaque conquête ramenée à la maison alors que dans le même temps ils stigmatisent les sorties de leurs filles. On pourrait en dire beaucoup aussi sur ceux qui considèrent que si leurs filles se font harcelées dans la rue, c’est qu’elles n’avaient qu’à pas s’habiller comme ça d’abord ! (Pareil pour ceux qui pensent qu’un homme qui multiplie les aventures est un vrai Don Juan tandis que la femme qui en fait autant est juste une salope… mince alors, qu’est devenue la libération sexuelle ?!!)

En matière de fringues, on doit l’avouer, nous avons bien plus de choix que les hommes, suffit de voir les boutiques qui nous sont consacrées ! Mais si c’est pour nous interdire de porter nos vêtements parce qu’on est trop provoc’ dedans, à quoi sert la mode ? Ou alors, il faut nous voiler nous aussi plutôt que d’éduquer les hommes, et cela dès l’adolescence. Parce que non, les hommes ne sont pas tous des bêtes en rut incapables de se contrôler, les vrais eux savent admirer une jolie femme sans baver dessus. Mais aussi, si l’image de la femme n’était pas si cantonnée dans les médias, en serait-on là ? Femme-objet-sexuel pour faire vendre ou ménagère-de-moins-de cinquante ans, la pub nous stigmatise tout le temps.

Pourtant, si la ménagère représente la principale cible des publicitaires, dès qu’il s’agit de services en rapport direct avec l’argent, on s’adresse plutôt à Monsieur. Pour exemple, depuis que j’ai rallié mon compagnon sur mon compte, quand la banque appelle désormais, elle me demande toujours de bien vouloir lui passer Monsieur ! Pareil quand il a fallu acheter un  nouvel ordi, les vendeurs ont d’abord discuté avec Monsieur avant de comprendre que mon avis importait aussi ! Les mentalités changent, c’est vrai mais faut réussir à garder le moral en attendant !

Pour autant, il n’est pas question de « victimiser » les femmes en général. Nous sommes responsables de notre propre destin. Si je ne peux pas faire bouger les choses à l’échelle mondiale, je peux au moins me faire respecter chez moi. Chez les autres aussi d’ailleurs, y’a pas de raison ! Je peux me regarder dans la glace et ne blâmer personne d’autre que moi si ma vie ne me plaît pas. Ma grand-mère a décidé de passer son permis pour être indépendante. Ce n’était pas de sa part un acte militant mais c’était féministe pour l’époque. Ma mère est entrée à l’Armée où elle a dû essuyé bien des préjugés : militaire mais pas militante, elle était de toute façon féministe ! Moi, jeune fille, je n’ai pas attendu qu’un homme me fasse vivre, ni me fasse jouir : j’ai appris d’abord à connaître mon corps avant de confier une responsabilité pareille à un autre ! Je n’attends pas non plus qu’un homme décide de me laisser sa place dans le bus alors qu’il voit très bien que je suis enceinte de 6 mois, je lui demande poliment mais fermement de se bouger les fesses. Et si un homme se permet de me tripoter dans les transports communs sous prétexte que c’est bondé, je ne culpabilise pas pendant trois jours de n’avoir rien osé dire parce que je l’ai dit, tellement haut et tellement fort qu’il n’est sûrement pas prêt de recommencer! Mais si un homme me siffle, je ne porte pas plainte contre harcèlement ! Je le prends comme un compliment sauf s’il décide de rajouter que je suis « bonne » ! Nous ne sommes pas des hystériques bon sang, juste des femmes bien décidées à ne pas se laisser intimider!

Le féminisme, c’est au quotidien qu’il se vit. Et dans ce même terme, plusieurs mouvements s’opposent. A chacune de trouver celui qui lui correspond le mieux. Mais refuser d’être apparentée « féministe » sous prétexte que le terme a souvent été utilisé aux dépens  des femmes elles-mêmes, c’est faire le jeu de ceux qui voudraient nous faire croire que le débat n’existe plus ! D’hommes qui préfèrent nous railler pour mieux nous infantiliser ! Se constituer prisonnière d’un système qui n’a pas été conçu ni pour ni par Nous.

De celles qui déclarent « ne pas être féministe », j’aimerais savoir ce qu’elles sont au juste ? Conservatrices ? Nostalgiques d’un temps où les hommes décidaient à notre place ? Est ce qu'on imagine encore qu'une féministe est une femme qui n'aime pas les hommes?! Moi qui les adore, j'aimerais expliquer qu'une féministe n'est ni une lesbienne ni une frustrée par définition quoi que les lesbiennes et les frustrées aient parfaitement le droit d'être féministe sans que ça ait quoi que ce soit à voir avec ce domaine de leur vie privée! mais c'est un autre débat que je m'abstiendrai de poursuivre ici.

Pensons-nous encore que « le combat  des féministes » se borne à monter les femmes contre les hommes ? Que les féministes auront « gagné » quand les hommes s’avoueront vaincus ? Il s’agit simplement de faire changer une société basée sur le patriarcat depuis toujours. Et de leurs privilèges, certains hommes ne sont pas prêts à renoncer ! Ils détiennent encore le pouvoir dans nos sociétés occidentalisées, il ne s’agit pas de leur arracher mais de les forcer à mieux le partager !

Voilà ce pourquoi je suis féministe et pourquoi je n’ai pas honte de le dire !

 

 

 * Sinon, lire Le Livre Noir de la Condition des Femmes dirigé par Christine Ockrent.

par Jennifer publié dans : Rebelles
ajouter un commentaire commentaires (10)    créer un trackback recommander
Mardi 23 octobre 2007
En phase avec moi-même, sexuellement libre et épanouie après avoir exploré tout ce que j’avais envie d’explorer dans ce domaine, je suis pourtant incapable de regarder un film porno. Ceci dit, dans un autre registre, je suis également gourmande et ouverte à toute curiosité culinaire et pourtant, je ne mange pas de viande. Quel rapport me direz-vous ? Eh bien, il est évident puisque mes raisons sont les mêmes !

J’aime le goût de la viande mais je ne peux plus l’apprécier en sachant le calvaire qu’ont dû subir les bêtes qui me nourrissent.
Je pourrais ne pas le savoir et je ne m’en porterai pas plus mal mais il se trouve que je le sais. J’ai vu les élevages industriels, j’ai vu les chaînes d’abattage et sans rentrer ici dans les détails car ce n’est pas le sujet, je suis naturellement devenue une « sans viande ». Ceci dit, je mange encore du poisson et on pourrait me reprocher de ne pas aller jusqu’au bout de mes idées. Mais je ne milite pas pour que les gens arrêtent de manger de la viande alors qu’on ne me gonfle pas avec ce que je fais ou ne fais pas.

Pour en revenir au porno, je ne peux pas en consommer car je connais l’envers du décor. Mais si je ne le connaissais pas, probablement que je n’en consommerais toujours pas car les plans d’organes génitaux en gros plan ne me font pas fantasmer. Ces films sont tournés par des hommes pour des hommes et par conséquent, il est sans doute normal que je n’arrive pas à m’identifier. En tout cas, ça ne me fait pas me demander si je suis coincée ou frigide comme certains aimeraient le croire.

Je tiens d’ailleurs à faire la distinction entre l’industrie du porno et les films érotiques.
Les films érotiques ne me posent aucun problème. Pas plus que les magazines comme Playboy ou les « hentaï » d’ailleurs.

Le sujet ici, c’est bien l’industrie du porno, l’industrie bas de gamme, non pas les films plus ou moins artistiques à gros budget avec des stars reconnues du milieu car ceux-là restent malheureusement confidentiels.

Un film porno basique, c’est minimaliste. On ne perd pas son temps avec les préliminaires, il faut rentrer dans le vif du sujet pour satisfaire le téléspectateur qui ne regarde son film que pour assouvir une envie immédiate. D’où la nécessité de garder le paquet de mouchoirs à portée de main. Certains couples regardent les films ensemble pour pimenter leur sexualité, puiser des idées et se désinhiber. Dans un cas comme dans l’autre, ça ne me pose aucun problème. S’il y a une industrie, c’est qu’il y a de la demande. Comme pour le pétrole, le tabac ou la drogue.

Et puisque les humains ont des fantasmes, il était dans la logique des choses qu’on fasse de l’argent dessus.
Et de ce côté-là, aucun souci car l’industrie du porno fait plus d’argent que les industries de la musique et du cinéma réunies ! Notre société d’hyper consommation ne supporte plus la frustration, encore moins le manque. Le porno offre au consommateur un fast-sex façon MacDo. Et Internet facilite encore les choses. Au point que l’on peut s’inquiéter du risque de dépendance (près de la moitié des américains ayant accès à Internet passe une à dix heures par semaine sur des sites pornos) car bien calé chez soi devant son ordinateur, il n’y a plus de limites à la consommation.

Avec un potentiel pareil, comment s’étonner de l’industrialisation des films X ? Et de ses dérives ? Aucune structure officielle pour vérifier les conditions de tournage. Or, depuis le film culte « Gorge Profonde » où l’actrice principale connue sous le pseudo Linda Lovelace était battue et menacée par le revolver de son compagnon de l’époque pour avaler les queues de ses partenaires, qu’est ce qui a vraiment changé en vérité ? Et bien rien, ça a juste empiré. Scène banale sur un tournage : une fille se fait sodomiser tour à tour par deux hommes qui ne la ménagent pas, son maquillage coule sous les larmes qu’elle tente de retenir entre deux cris (qu’on pourra imaginer de plaisir au montage) mais elle finit par tourner de l’œil. Scène coupée et engueulade. On recommence après un raccord maquillage, cette fois trois mains fouillent son vagin tandis qu’elle se fait enculer par un troisième homme, quand celui-ci se retire enfin une main l’empêche de tomber pour mieux la plaquer contre une bite tendue qu’elle doit avaler.

A voir absolument : "Shocking Truth" qui raconte l’envers du décor.

On comprend comment les filles se retrouvent là-dedans quand celles-ci acceptent de confier leur histoire. Souvent victimes de viol ou d’inceste sinon droguées, ont-elles réellement choisi ce milieu ou est-ce plutôt le milieu qui les a récupérées ? En réponse à la violence subie, ont-elles décidé de faire du porno pour se sentir puissante par rapport aux hommes ? Car ces femmes les font bander et pendant qu’ils se branlent en les regardant, l’actrice est toute puissante. On en oublie presque que son cul saigne à la fin de la scène et que non, elle n’a pas joui quand elle s’est pris des hectolitres de sperme mélangé à du blanc d’œuf sur la face.  Si elles rentrent dans ce milieu avec ces illusions, celles-ci leur passent très vite. Salies, humiliées dans la plupart des cas, elles n’ont plus beaucoup d’estime de soi. Et pire, quand elles sont allées jusqu’à accepter la zoophilie - films dans lesquels on se préoccupe davantage de l’intégrité des animaux que d’elles - elles sont nombreuses à se suicider.

Que deviennent ces filles d’ailleurs après ? Et qui s’en soucient ? Celles qui ne finissent pas en chaise roulante après un gang bang ou qui ne meurent pas suite à une hémorragie  ou victimes du sida? Et quelle sexualité peuvent encore avoir celles dont le vagin et l’anus sont détruits ? Je ne parle même pas des dégâts psychologiques… quand entre autre, pour répondre aux besoins des téléspectateurs, elles n’hésitent plus à passer sur le billard, non pas pour se faire gonfler les seins (c’est déjà fait) mais pour se faire ôter les grandes lèvres. Afin de ne pas gêner le regard du spectateur. Droit au but.

Le porno devient de plus en plus trash, victime sans doute de son succès. Les filles se retrouvent désormais la tête dans les chiottes ou à simuler des viols en tant de guerre. La double pénétration ou la pénétration avec objet contendant est systématisé et l’on voit de plus en plus de films spécifiques : les excréments et les animaux ne sont malheureusement plus ce qui se fait de pire dans la pornographie.

Le danger du porno, c’est de déshumaniser le sexe. Or la sexualité fait partie intégrante de notre humanité. Nous sommes programmés pour avoir des relations sexuelles ! Et même si le contexte a changé depuis que l’homme est apparu sur terre, que nous ne sommes plus obligés de procréer à tout va pour que notre espèce survive, nous restons conditionnés pour nous « aimer » ! Or, le porno ne fait que nous apprendre à se servir de l’autre comme instrument de notre plaisir. Parfois, on ne voit même pas les visages car ils sont inutiles. On ne veut pas savoir qui se cache derrière ce vagin, cette bite ou ce cul. Leur seul intérêt réside dans leur interaction. Que l’actrice ne connaisse son partenaire que depuis 2 minutes importent peu au voyeur que nous sommes. Il en va de même pour le « scénario ». Il est quasi inexistant. Tout ce qu’on peut retenir de ce genre de production c’est que quand une femme dit non, ça veut dire oui. Quand elle crie, c’est de plaisir. Et comme la publicité délivre ses messages subliminaux, le porno imprime dans notre inconscient des messages sexuels parfois dangereux. Ce qui n’aura que peu d’influence sur le consommateur occasionnel peut s’avérer perturbant pour d’autres. Ils peuvent avoir besoin pour s’exciter de reproduire ce qu’ils ont vu, certains d’ailleurs ne peuvent bander qu’avec du porno en fond sonore et visuel de leurs ébats, ils peuvent devenir dépendants, quitte à chercher toujours plus d’excitation et donc en arriver à regarder toutes sortes de perversions qu’ils auraient pourtant jugées abjectes un peu plus tôt. D’autres vont jusqu’à violer mais ne parlons pas davantage de ces cas-là car il en va des violeurs comme des drogués : on dit que celui qui consomme des drogues dures a forcément commencé avec de la marijuana. Un violeur a forcément vu un film porno aussi mais pour autant, tous ceux qui ont vu des films pornos ne sont pas devenus des violeurs!
Le plus gros risque en réalité, reste la dépendance et ses conséquences sur la vie sociale ou la vie de couple. Quand couple il y a ! Mais le risque existe avec ou sans films pornos à l’appui. Le sexe, en général, est une drogue puissante. Mais il n’est pas question de s’en priver !

Depuis quelques temps, l’industrie du porno s’inquiète. Alors qu’elle s’était réjouie de l’introduction du net dans nos foyers (plus facile en effet de regarder des films X discrètement sur son ordi), elle désespère désormais de constater le très grand nombre de vidéos amateurs en concurrence directe avec leurs films. Et là, rien à voir… pas de filles qui grimacent et d’hommes qui besognent mécaniquement mais des filles et des mecs joyeux et désinhibés s’adonnant sans vergogne aux joies du sexe sur le tapis du salon ! Forcément, ça fait désordre ! Mais on ne va pas les plaindre… au contraire. La vidéo amateur offre au « voyeur» la possibilité de s’identifier, de retrouver les plaisirs d’une sexualité sans formatage et sans culpabilité puisque les « acteurs » ne sont ni forcés ni drogués, ils ne sont même pas payés, c’est pour dire !

Alors quand j’affirme que je n’aime pas le porno, je précise que c’est son industrialisation que je n’aime pas. L’envers du décor. C'est justement parce que j'aime le sexe que j'ai du mal à concevoir qu'on soit prêt à faire du fric sur le dos de filles fragiles en son nom!

 

par Jennifer publié dans : Rebelles
ajouter un commentaire commentaires (11)    créer un trackback recommander
Jeudi 14 juin 2007
Suite à de nombreux débats sur tout et rien concernant la sexualité, je fais un constat assez alarmant sur l’image que notre société actuelle (de bons occidentaux gras et polluants) véhicule d’elle et qui se veut toujours plus libérale et individualiste.

Celle qui nous hurle de tous côtés : « Il FAUT éprouver du plaisir, allez-y, maintenant JOUISSEZ ! Ah moi j’ai trois orgasmes en même temps, et tiens l’autre nuit j’en ai eu 7 d’affilée, on a battu notre record...» est celle aussi qui nous a dit, durant toute notre belle enfance « VIH ! CONTRACEPTION ! HYGIENE ! SALOPE ! MAIS TOUT LE MONDE LE FAIT ! T’AS PAS L’ÂGE ! Et tiens-toi droite à table ! ».

D’une chose secrète, pas « propre », risquée et de devoir conjugal, nous en sommes passés à une obligation de jouir, de performance, de résultat et de « Attention, petite brebis, si ta sexualité ne se porte pas bien, ton couple se crashera la gueule ! Allez, hop thérapie !».

Passons sur les conséquences, elles me dépriment trop là, néanmoins, je tiens à rendre hommage ici à toutes ces femmes (et hommes) qui en pâtissent.
Passons également sur le thème des connaissances actuelles enrichies par les travaux et les recherches qui se sont considérablement multipliés depuis les dernières générations. Oui, c’est très bien, les femmes en ont « une » plus grande que les mecs mais après, hein ? Heing ? On en fait quoi ? On jouit ? Il est où le mode d’emploi ? Je jouis comme il faut là ? De là où il faut ou plus par là ? Ah, y’a pas de petit manuel de la jouissance ? Il faut... être en confiance ? Connaître son corps ? Blablablabla.

Là où je plante un doigt rageur (rds) c’est sur notre éducation sexuelle qui, à ce jour, ne vaut rien ou plutôt fait de nous des êtres aux valeurs étriquées, bien emmurées dans un espace de quarantaine aseptisé de recommandations hygiéniques (qu’en soi je ne contredis pas, ni ne blâme mais au contraire, encourage. Là n'est pas le problème.) et de modalités en tout genre, aspect religieux en ce compris.
C’est quoi ?
Ce sont les parents qui ont une approche non culpabilisante, dans des termes de respect, de plaisir et bien plus enrichissante que « Maintenant que tu es réglée ma fille, va pas te frotter n’importe où hein. Tu mets des capotes au moins ? T’as la chtouille ? Assume ! ». Qui t’expliquent que tu as un vagin pour éprouver du plaisir et non une fente à bien laver s’il te plaît au bain, tu sais bien, celle par où sortent les BEBES.

Mais ce sont aussi des relais dans les écoles autres que de simples pré-requis concernant uniquement la contraception et les risques MST sans oublier certains discours insensés sur l’abstinence, car oui, ça existe encore.

Ou encore, des relais dans les médias et le monde culturel qui, eux commencent à hurler à l’orgasme à tout va en transformant toute cette tambouille trop surie à leur goût en culte pronombriliste du : « Nous DEVONS jouir hygiéniquement pour notre bien-être sinon vous êtes bons pour la thérapie. ».

Parce que, non, ne rêvez pas, nous en sommes encore loin du réel épanouissement de la sexualité de l’individu dans toute sa splendeur.

Et si nous faisons l’amour simplement parce que nous en avons envie (Non gamin, tu lâches la dame, elle n’en a pas envie là)?
par Jessy publié dans : Rebelles
ajouter un commentaire commentaires (5)    créer un trackback recommander

Citation du Jour

La vie est le long parcours qui nous rapproche de nous-même.

Malika Oufkir

Recrutons!

Cliquez ici pour recommander ce blog
Blog : Business sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus