Voici un article en forme de réflexion personnelle que nous livre LdB à propos de l'égalitarisme, sujet qui n'a pas finir de faire parler ici ou ailleurs. La discussion peut se poursuivre sur le forum, où elle a déjà été plus qu'entamée!
On entend souvent cette question, au sein même du CCS parfois : pourquoi vouloir à ce point affirmer une égalité totale entre hommes et femmes ?
Parce que les différences individuelles sont souvent plus significatives que tous les tiroirs dans lesquels on tente de faire rentrer ce qui compose notre environnement, en l'occurrence nos semblables (ou pas, c'est selon^^)
Quand on commence à généraliser, quand on reconnaît des caractéristiques communes à des individus appartenant à un même groupe autrement que de manière scientifique, statistique, et en étudiant sérieusement les causes de ces traits significatifs ; à partir du moment où les noirs courent vite, les français ne se lavent pas, les homosexuels sont efféminés et les femmes incapables de lire une carte routière, à partir de cet instant on commence à nier les individus et leur droit à être unique.
On entre dans le domaine du pré-jugé, on attend de chaque individu qu'il corresponde aux caractéristiques qu'on attribue au groupe auquel il appartient.
Un individu ne pourra alors pas tenter de s'épanouir sans tenir compte des cadres et espérer conserver sa tranquillité : s'il sort des cadres imposés par sa société il sera dans le meilleur des cas un original, au pire un hors la loi. Un homme qui pleure sera une taffiole et une femme qui multiplie les amants une salope.
Dans les pays démocratiques aujourd'hui, un homme en vaut un autre, au moins devant la loi. Un homosexuel, un noir et un bouddhiste ne valent ni plus ni moins les uns que les autres, ont les mêmes droits et devoirs, ils sont égaux. Leur attribuer publiquement des caractéristiques autres que "les noirs ont la peau noire", "les homosexuels font l'amour avec des hommes" et "les bouddhistes croient en la réincarnation" serait intolérable et pourrait conduire à un procès pour discrimination.
Cette égalité totale permet l'individualisme, remet l'Homme au premier plan et offre en théorie à chacun la possibilité de s'épanouir dans sa propre voie, en étant le moins soumis possible à la pression du jugement d'autrui. Un Portugais devrait pouvoir se sentir libre de faire des études scientifiques ou de la maçonnerie sans être handicapé par ses origines. Tout comme une femme devrait pouvoir choisir de faire de la politique ou (et!) de vivre une sexualité ne rentrant pas dans les canons patriarcaux.
Tout cela n'est à mon sens possible que si on accorde à chaque individu le droit d'être UN et non l'élément d'un groupe qu'il na pas choisi, si on ne le force pas dès sa naissance à porter des caractères qu'il n'a pas choisi.
Je choisis ici des valeurs postmodernes en lieu et place du communautarisme ancestral, je pense que ce libéralisme, cette place accordé à l'individu, est le seul moyen de permettre un jour à chacun de trouver le bonheur, non pas en oubliant les autres mais en étant respectueux des choix de chacun et en se sentant libre d'être soi même, et non de faire partie soit des soldats soit des ouvrières, ou encore être la reine et se taper tous les mâles de la fourmilière (durant des périodes de répression morale forte l'élite de l'état disposait souvent d'un véritable harem, les cadres mis en place pour le peuple ne semblant pas avoir cours à la cour...).
Une égalité de fait entre hommes et femmes permettra aux individus de choisir leur voie en leur âme et conscience, chacun pourra se développer selon sa sensibilité propre, sans se sentir contraint, borné et malmené par des standards qui ne correspondent en rien à sa réalité individuelle.
Soyons libres : tous égaux, pour être enfin tous différents !
Gnagnagna, tous les mêmes !
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