Bienvenue... Par Minou.

Jeudi 8 juin 2006

A 45 ans, cette femme volontaire vient de terminer la traversée de l'océan indien en planche à voile et en solitaire... elle est partie le 5 avril pour parcourir 6670 kms... et la revoilà, belle, bronzée et souriante. Alors si je tenais à saluer le retour de Raphaëla aujourd'hui, c'est aussi parce que cette militante se bat pour la planète.

« Je planche pour la Planète.

Je pars au large pour mieux revenir à terre… et témoigner sur la préservation des océans, sur le développement durable qui nous concerne tous.
Cette traversée sera un retour symbolique au continent africain, une étape essentielle et un aboutissement, tout à la fois. »
par Jennifer publié dans : Chattes à l'honneur
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Mercredi 7 juin 2006
"Sania Mirza est musulmane et se montre à demi nue sur un court de tennis ce qui est contraire à l'Islam", a déclaré à l'AFP Siddikulla Chowdhury, secrétaire du mouvement islamique Jamiat-Ulama-Hind.

Dans un pays où les garçons ont plus de "valeur" que les filles et où par conséquent, deux millions d'avortements sont pratiqués chaque année sur des foetus féminins, cette jeune femme représente aujourd'hui pour l'Inde un bel espoir de changer les choses. Ainsi, son portrait affiché dans tous le pays annonce clairement "Votre fille pourrait bien être le prochain champion!"

Plus qu'une icône donc, cette petite (1m53 seulement) championne bouleverse fortement son pays... car ce n'est pas seulement une femme sportive de haut niveau qui réalise pour la première fois dans son pays de véritables performances, déclenchant l'hystérie sur son passage, c'est aussi une musulmane.

Bien sûr ses détracteurs sont peu nombreux en comparaison du milliard d'habitants qui la soutiennent haut et fort mais ils sont dangereux. Ils se fichent pas mal de savoir que Sania vient d'une famille musulmane traditionnaliste, qu'elle est elle-même très pratiquante, allant jusqu'à prier 5 fois par jour, ils ne voient que les jupes courtes de la jeune fille de 19 ans sur un court...

"Vous savez, toutes histoires ne regardent finalement que Dieu et moi et je suis sûre que Dieu comprend que je sois obligée de porter des vêtements courts pour jouer au tennis et qu'il me pardonne." répond-elle à ce sujet.

En espérant que ce Dieu là pardonne aussi à ceux qui l'ont offensé en condamnant les femmes à leurs affligeantes conditions...
par Jennifer publié dans : Chattes à l'honneur
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Mercredi 4 janvier 2006
Chirurgienne humanitaire, elle a consacré son existence à aider les autres. La vie ne l'a pas épargnée, mais à 79 ans elle dégage toujours une vitalité hors du commun.



En 2000, on vous a diagnostiqué une maladie invalidante et incurable. L'hiver dernier, vous dévalez la piste noire à Val-d'Isère. Avez-vous l'impression d'être quelqu'un d'exceptionnel ?

Non, je ne suis pas exceptionnelle, mais toute ma vie, j'ai toujours collé à mes désirs, même les plus fous. J'ai pris des chemins qui m'ont apporté joies et douleurs extrêmes. Mais j'aime ma vie, car c'est moi qui l'ai choisie. J'ai beaucoup baroudé. J'ai sauvé des vies en opérant dans les pays en guerre. Cela m'a donné la foi. Mon parcours est celui que j'ai voulu, fait de défis et de luttes. On me dit souvent que je suis folle. Sans doute parce que je suis spontanée et libre. Je prends ça pour un compliment. La vie « normale » serait une punition.

D'après vous, d'où vient votre « graine de courage », selon vos termes ?

Elle prend naissance dans mon enfance. Ma mère me répétait que j'étais étonnante : toujours souriante, dès le réveil. Sur son initiative, le jour de ma première communion, j'ai fait le tour des quartiers pauvres de Bordeaux, avec des paniers pour aider les gens dans le besoin. J'ai ressenti un bonheur intense. Cela a déclenché ce désir d'aider les autres qui m'a nourrie toute ma vie. Aider, c'est aimer. Ma joie de vivre vient de la dureté de ce que j'ai vécu. Être heureux, c'est se contenter de ce que l'on a, dans la mesure où ce que l'on a est noble.

Vous avez toujours fait beaucoup de sport. Est-ce un des ingrédients de votre force vitale ?

Oui, c'est une composante essentielle de ma vie. À 4 ans, je grimpais aux anneaux pour faire des acrobaties. Équitation, ski, plongée… je n'ai jamais raté une occasion de faire bouger mon corps, de me muscler, de me renforcer. Pour moi, c'est un plaisir immense, comme pour d'autres les musées. Grâce à cet amour du sport, j'ai transformé la corvée de la rééducation en plaisir. Aujourd'hui, je fais de l'aviron dans un club, avec des gens entre 25 et 50 ans. Personne ne connaît mon âge…
par Jennifer publié dans : Chattes à l'honneur
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Citation du Jour

La vie est le long parcours qui nous rapproche de nous-même.

Malika Oufkir

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