Bienvenue... Par Minou.

Jeudi 3 juillet 2008
On en rêvait depuis longtemps, trop longtemps...
mais le miracle a eu lieu:

 notre chère Ingrid est enfin libre!


Hier soir, lorsque la nouvelle est tombée, quelques lignes en plein Ushuaïa sur TF1, j'ai eu du mal à y croire. L'espoir est une chose délicate et nous préférons toujours prévoir le pire plutôt que de prendre le risque d'être déçu, une fois encore... je me suis donc branchée sur une chaîne de news en direct pour en avoir le coeur net et là, face aux nouvelles qui  tombaient peu à peu mais surtout grâce à la confirmation par l'Elysée, j'ai enfin pu réaliser et me laisser envahir par la joie et le soulagement. Intense. Comme ceux ressentis par ses proches, ses enfants en particulier qu'il a été si touchant de voir si fébriles, si pressés de rejoindre leur mère quand le protocole et la reconnaissance les faisaient remercier encore et encore et notre président et nous autres qui les soutenont depuis tant d'années déjà...

Aujourd'hui, il serait indécent de penser que le cauchemar est enfin terminé, il reste encore tant d'otages aux mains des Farcs. Mais leur mouvement tend à se disloquer peu à peu, grâce notamment à la politique d'Uribe, le président colombien qui était déjà si populaire dans son pays à cause de sa volonté et de son intransigeance face à ses ennemis. En effet, à force de les repousser dans la jungle et de leur couper tous moyens de communication, en isolant les groupes de guerilleros les uns des autres, l'armée colombienne est parvenue à s'infiltrer puis à récupérer une quinzaine d'otages, dont Ingrid Bétancourt, hier vers 21heures, heure française. Ce fut une opération parfaite, pour reprendre les mots d'Ingrid, qui n'a pas compris ce qui lui arrivait avant de se retrouver à bord de l'hélicoptère et que d'en bas, elle puisse voir son tortionnaire agenouillé et les yeux bandés. Sa compassion alors ressentie pour cet homme est tout à son honneur. Les hommes qui étaient venus les chercher a pu annoncer aux otages groggys qu'ils étaient libres, enfin, et ce fut alors la liesse dans cet hélicoptère qui fuyait la forêt colombienne, cette jungle qui fut leur prison mais qui fut aussi le tombeau de dizaines d'autres.

Ce matin, je suis reconnaissante à cette femme qui a survécu tant d'années, portée par sa foi, par nos voix qui à travers les forêts les plus denses lui est parvenue grâce à la radio. Elle a su combien la mobilisation autour d'elle était forte, combien ses enfants grandissaient loin d'elle mais si près de son coeur et sa volonté a fait le reste. Je suis émerveillée par tant de courage et d'abnégation, par cette force si particulière si intime aux êtres humains. Il arrive parfois des choses extraordinaires à des gens ordinaires. Ingrid n'a jamais été quelqu'un d'ordinaire mais ce qu'elle a fait est tout à fait extraordinaire. Il ne fait pas de doute en l'entendant à son arrivée qu'elle se battra de toutes les forces qui lui reste pour que sa lutte silencieuse ne soit pas vaine et que les autres otages soit libérés. Nous la soutiendrons.

par Jennifer publié dans : Actuelles
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Vendredi 4 janvier 2008

Voilà, ça y est, après plusieurs dizaines de morts
(manque de précision!), ils ont enfin réussi à shooter celle qui échappait insolemment aux attentats. Bénazir Bhutto, un OVNI dans le monde politique moderne, opposante de l'actuel président du Pakistan, a reçu une balle dans le cou le 27 décembre dernier. Le type qui lui a tiré dessus a ensuite explosé avec sa bombe, massacrant au passage les participants d'un meeting. C'est tellement plus classe quand le sang coule à flot. Plus il y a de morts plus c'est constructif, enfin, je suppose que dans la logique terroriste c'est comme ça que ça marche. Pour ceux que ça intéresse, il faut savoir que Bénazir Bhutto a été Premier Ministre au Pakistan de 1988 à 1996. Aujourd'hui la pays est la cible des islamistes et intégristes religieux de tous poils.

Le Pakistan c'est aussi le pays où une certaine Mukhtar Maia a été condamnée en 2002 par un tribunal "local" à être violée collectivement, parce que son frère avait zyeuté une fille du patelin d'à côté. Le Pakistan, le pays où les femmes doivent se sentir aimées. Bon OK je ne retiens que ce qui déprime et pour arriver au pouvoir B. Bhutto a bien dû avoir sa chance. Eh bien je suis preneuse de toute bonne nouvelle en provenance de ce joli pays.
par Lucie publié dans : Actuelles
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Dimanche 30 décembre 2007
"Depuis le 24 octobre, Jean s'efforce de faire son deuil. Un deuil aussi étrange qu'interminable. Sadia Sheikh, 20 ans, était sa petite amie depuis un an et demi. Son frère Mudusar, 24 ans, l'a assassinée à bout portant."

"Jean et Sadia vivaient un amour sincère. Ils s'étaient rencontrés via une amie commune. « C'était un sacré caractère. Elle avait le sourire le plus radieux et le plus charmeur qu'il m'ait été donné de voir. » Elle étudiait le droit, rêvait d'être avocate. Il trouvait à ses côtés la force et la stabilité. « Avant elle, je me cherchais. Avec elle, j'ai pu me poser les questions essentielles : ce que je vaux, ce que je suis, ce que je veux », raconte-t-il, des trémolos dans la voix."

"Elle lui parle de sa culture pakistanaise, de l'islam, de son histoire passée. Ils rêvaient d'une lune de miel en Suisse, d'une famille, d'un foyer. « Elle était musulmane pratiquante, mais elle savait être critique par rapport à sa religion. On échangeait beaucoup au sujet du Coran. Au fil du temps, j'étais prêt à la suivre, à me convertir. J'y pense toujours, mais je me vois mal aujourd'hui aller seul prier dans une mosquée de Charleroi. » Et Jean d'ajouter, formel : « Ce meurtre, ça n'a rien à voir avec l'islam. Il faut le dire haut et fort. Arrêter les amalgames. C'est culturel, l'exploitation d'une certaine tradition. Cela aurait très bien pu se produire chez des Siciliens. »"

"La défense plaide le « drame familial ». Mais les faits sont là, sans indulgence : Sadia ne voulait pas d'un mariage arrangé au Pakistan, qui n'était pas le sien ; elle aimait Jean, et seulement lui ; elle avait dit « non » à ses parents, non à la tradition patriarcale et rigoriste."

Article complet ici: lesoir.be.
par Sapho publié dans : Actuelles
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Citation du Jour

La vie est le long parcours qui nous rapproche de nous-même.

Malika Oufkir

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