Bienvenue... Par Minou.

Jeudi 15 mai 2008


Malika Oufkir, la fille du général du même nom, a écrit en collaboration avec Michelle Fitoussi, un livre en 1999, intitulé La prisonnière. Ce dernier raconte son histoire, du Palais royal où elle a été adoptée à 5 ans par le roi Mohammed V pour tenir compagnie à sa fille, à son retour à la maison à 16 ans jusqu'aux geoles du désert du Maroc où sa famille et elle-même ont été enfermé pendant presque 20 ans après l'assassinat de son père, responsable de la tentative coup d'état envers le Roi Hassan II en 1972.

Comment passe-t-on d'une vie de fastes au dénuement le plus totale? De la compagnie des concubines du roi à celles des rats et des cafards? Des tables couvertes des mets les plus appétissants à des bouillies de racines ramassées dans le sable? Et comment supporte-t-on à 18 ans, d'être privée des bals et des sorties en mer pour passer ses journée à tourner en rond dans des cellules écrasées sous la chaleur arride du désert?
Quand on est une femme de 36 ans qui vient de perdre son mari, comment ne pas devenir folle en voyant grandir ses enfants en prison? Comment supporter que son plus jeune fils, de deux ans et demi seulement, puisse être privé de l'espoir d'aller à l'école, de s'amuser et de jouir simplement de l'innocence de son âge?

Et pourtant, la famille, plus soudée que jamais, sortira de cet enfer grâce à une évasion quasi impossible.
Elle restera encore prisonnière 5 ans du Maroc, otage d'un roi qui ne voudra pas concéder sa défaite... jusqu'à ce qu'une des soeurs de Malika réussise à s'évader et à alerter l'opinion internationale. Dès lors, c'est toute une vie qu'il faudra réapprendre mais si, comme le dit si bien Malika, "la vie est le long parcours qui nous rapproche de nous-même", nul doute que le chemin parcouru n'a pas été vain jusque là!


J'ai été particulièrement émue par cette lecture, comme le serait n'importe qui d'ailleurs, tant le récit de Malika est détaillé et imagé. Impossible d'oublier qu'il ne s'agit pas là d'une histoire mais bien d'une vie qui se déroule sous nos yeux. Le drame, non pas d'une personne mais de toute une famille: d'une femme et de ses six enfants, est presque insupportable tant leur traitement a été inhumain. Le roi ne s'est pas contenté de priver ces personnes de leur liberté pour le crime de leur père, il a tenté de les briser en s'acharnant sur leur sort pour hâter leur mort. Pendant 11 ans, ils ont été enfermés dans des cellules côte à côté sans pouvoir ni se voir, ni se toucher... Comment imaginer le désespoir, l'ennui, la faim, la peur qui ont accompagnés pendant presque 20 ans la famille Oufkir? Ils ont survécu à la maladie, aux tentatives de suicide, à leur vie misérable et ils ont trouvé la force de s'enfuir... Il leur a fallu faire preuve d'imagination pour réaliser leur évasion mais l'imagination justement, Malika en avait pour eux, elle qui a joué la Schéhérazade durant bien plus de mille et une nuits, en inventant pour sa mère, ses frères et ses soeurs, une histoire incroyable, un soap opéra qui durera 11 ans et qu'elle racontera toutes les nuits jusqu'à l'aube! Cette envie de vivre, de connaître la suite de l'histoire, de leur histoire,  a permis à malika et les siens de survivre en attendant le moment où ils pourraient revivre.

Si ce livre vous a plu, vous pourrez  retrouver la suite de ce récit dans L'étrangère de Malika Oufkir.
Vous pourrez aussi lire le livre de sa mère, Fatéma Oufkir, Les jardins du roi
et le livre de son frère aîné, Raouf Oufkir, Les invités.

par Jennifer publié dans : Curieuses
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Lundi 11 juin 2007


S'il y a un film que toute chatte en string qui se respecte devrait aller voir ce mois-ci, c'est forcément Boulevard de la mort, le premier volet de Grindhouse.

Grindhouse, c'est le dernier projet de Tarantino et Rodriguez. Tous les deux fans dans leur jeunesse de ce concept qui consistait à diffuser deux films de genre à la suite, entrecoupés de bandes annonces assez dingues. Nos deux compères se sont donc largement inspirés des films de série B de cette époque, ont carrément vieilli leurs pellicules sans pour autant transposer leur histoire à la même époque puisque dans Boulevard de la Mort par exemple, les filles échangent de vibrants textos sur leur mobiles tout en discutant des denières starlettes en vogue. Mais ce qui fonctionne aux Etats-Unis dans les drive-in, n'était apparement pas exploitable en Europe. Nous avons donc le droit, pauvres français, à visionner d'abord le volet de Tarantino avant que l'on nous offre celui de Rodriguez. Tant pis donc pour les bandes-annonces déjantées réalisées pourtant par Eli Roth, Rob Zombie et les autres... il va falloir attendre des plombes qu'on nous propose la totalité en Dvd collector...

Il n'empêche que Boulevard de la Mort est à voir absolument si vous êtes du genre féminin. Mais aussi si vous êtes du genre masculin bien que certaines conversations entre filles dans le film vous laisse un peu sur la touche... qu'importe, vous vous rattraperez avec les scènes de courses-poursuites, purs moments de folie à regarder bien accroché à son fauteuil!

Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas déflorer la chose, le mieux étant encore de n'avoir rien lu, rien entendu sur le film avant de découvrir cette belle brochette d'actrices face au terrible Kurt Russell... si vous avez encore un doute mes Minettes, que le titre vous rebute ou que vous vous êtes déjà fait votre opinion sur le genre, n'oubliez pas que Tarantino a largement prouvé par sa filmographie son aptitude à filmer et révéler la femme qui est en chacune d'entre nous. Je suis sûre que vous vous identifierez très vite à celles-ci!
par Jennifer publié dans : Curieuses
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Citation du Jour

La vie est le long parcours qui nous rapproche de nous-même.

Malika Oufkir

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